Yannick SOUBIEN

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Réussir le rassemblement des écologistes en région après le 7 juin

Affiche_tract.jpgLe 7 juin dernier, nous savourions tous ensemble le succès des listes écologistes à l’occasion des élections européennes. L’engouement suscité par Europe Ecologie a été tel ces dernières semaines qu’il nous paraissait inconcevable de ne pas tout mettre en œuvre pour décliner au niveau régional la dynamique de rassemblement des écologistes.

Parce que les urgences subsistent : en fin d’année les états du monde entier doivent se retrouver à Copenhague pour définir des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Il nous reste quelques semaines pour alerter le plus largement possible afin d’aboutir à un accord véritablement ambitieux afin de contenir le réchauffement à 2 degrés à la surface du globe ; Parce que dans de nombreux domaines comme l’agriculture ou le secteur de l’automobile, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes payent la facture d’un modèle productiviste véritablement à bout de souffle ; Parce que nous aspirons à un changement profond, une large mutation de nos modes de production et de consommation pour replacer l’humain au cœur de nos préoccupations, il appartient aux écologistes de proposer à la société toute entière un véritable changement de cap.

La Basse-Normandie frappée de plein fouet par la crise du lait, de la pêche, de l’automobile ; victime de l’implantation d’un nouveau réacteur nucléaire de la construction d’un couloir de ligne THT entre le Cotentin et le Maine, n’échappe évidemment pas à toutes ces considérations.

Ecologistes politiques ou associatifs, syndicalistes, paysans, entrepreneurs, artisans de la transformation au quotidien, citoyens autonomes, solidaires et responsables, parents et grands parents soucieux de la planète qu’ils laisseront à leurs enfants …

Nous avons le choix d’un grand rassemblement pour bâtir et porter collectivement un projet régional de transformation écologique et sociale.

Plus de 300 personnes ont d’ores et déjà signé l’appel à notre rassemblement. Il vous appartient aujourd’hui de nous rejoindre pour devenir acteur en Basse-Normandie de la construction d’un autre mode de développement.

C’est maintenant. Nous avons besoin de votre pleine et entière mobilisation. Rudy L’ORPHELIN, Secrétaire Régional des Verts Basse-Normandie

Yannick SOUBIEN, Vice-Président de Conseil Régional, Maire de Taillebois

L'appel des écologistes en Basse-Normandie

Le carrefour des crises climatique, économique, sociale, environnementale, alimentaire, marque la faillite d’un système basé sur l’appropriation frénétique de richesses, l'accroissement des inégalités et le pillage des ressources naturelles. Il appelle à un dépassement radical et une réponse globale que seule l'écologie politique est en mesure de proposer : les mesures de replâtrage ne suffisent plus

C’est désormais l’impératif écologique et social qui doit guider nos choix politiques. Une économie de l’intelligence, créatrice de richesse partagée, doit remplacer l’économie de la rente, du productivisme et de la surconsommation. Il s’agit de proposer des solutions concrètes de décroissance de notre empreinte écologique. La régulation au service de tous doit remplacer le laisser-faire au profit de quelques-uns.

Il est urgent de se rassembler pour y concourir. Ni demain, ni peut-être. Maintenant et résolument ! Notre responsabilité individuelle et collective est engagée.

Notre région ne doit pas rater les grands rendez-vous de l'avenir. Nous rêvons d’un nouveau contrat social et écologique à la hauteur des défis du 21ème siècle. Et nous ne manquons pas d'atouts pour y parvenir : la Basse-Normandie est riche de la diversité de ses territoires et des savoirs-faire de ses habitants, du littoral au bocage, de nos quartiers à nos campagnes.

Ce potentiel ne peut pas être sacrifié aux décisions de court terme, aux stratégies industrielles dépassées, à l'imprévoyance aveugle, dont les plus fragiles finissent toujours par payer la facture.

Face au modèle industriel et agricole dominant, qui repose sur l'hyperconsommation d'énergies fossiles, d'engrais, de pesticides et autres polluants chimiques, il s’agit de promouvoir une agriculture paysanne, biologique et une pêche responsable qui se détourne de l’industrialisation.

A l’heure du sommet de Copenhague, celui de la dernière chance pour limiter les effets du changement climatique, face à la mono-industrie nucléaire du Nord-Cotentin qui empêche le développement de l’économie locale et à l'ineptie écologique et économique de l’EPR et des lignes THT, notre région doit tendre à l’autonomie énergétique, en favorisant les économies d’énergies et en développant les énergies renouvelables.

Notre région est frappée de plein fouet par les conséquences de la mondialisation libérale et la crise économique : licenciements, disparition des services publics, inégalités croissantes…

Nous proposons d’engager une véritable transformation écologique de l’économie : création d’emplois durables et non délocalisables, développement de l’économie sociale et solidaire, soutien à l’économie locale, aux circuits courts, préservation et nouveaux services publics plus adaptés et accessibles à la population… Il s’agit de préparer cette transition avec les salariés, notamment ceux confrontés à la nécessaire conversion de l’industrie automobile. Les milliers d’emplois créés apporteront la démonstration que ceux qui opposent écologie et emploi se trompent.

Nous voulons faire de la Basse-Normandie une terre d'accueil ouverte sur le monde, une terre de solidarité internationale. Le rééquilibrage des rapports Nord-Sud est une nécessité.

Notre projet met avant tout l’humain, dans son environnement, au cœur de nos considérations. La protection de la planète, des biens communs tels que la biodiversité, l'air et l'eau, la protection sociale et le partage des richesses seront les fondements d’un nouvel art de vivre ensemble.

Les responsabilités de la collectivité régionale sont importantes : développement économique, aménagement des territoires, formation, transports collectifs, environnement, action culturelle…Elles peuvent faire de la Région un acteur majeur de cette mutation, avec la participation des citoyens.

Un projet de transformation écologique et sociale

La campagne d'Europe Écologie, lors du scrutin européen, a montré la créativité des acteurs de l'écologie concrète, lorsqu’ils se rassemblent, dans le respect de leur diversité.

Écologistes politiques ou associatifs, syndicalistes, paysans, entrepreneurs, artisans de la transformation au quotidien, citoyens autonomes, solidaires et responsables, parents et grands parents soucieux de la planète qu'ils laisseront à leurs enfants...

Nous souhaitons faire le choix de l'imagination, de la complémentarité et de la confiance mutuelle pour mettre l'écologie au cœur de l'action publique régionale pour la prochaine mandature.

Nous organiserons dans les prochaines semaines des Ateliers Participatifs du Projet Basse Normandie écologique et réunirons, en novembre prochain, une Convention qui adoptera notre projet de transformation écologique et sociale pour 2010.

Notre responsabilité est grande. Avec vous, soyons, ensemble, à la hauteur des enjeux !

signer l'appel, maintenant ! en allant sur le site

Candidature aux Régionales de 2010

C’est dans la continuité de la dynamique du rassemblement des écologistes incarnée par Europe Ecologie aux européennes, mais également dans la perspective de la conférence internationale de Copenhague sur le dérèglement climatique, et en continuité de mes engagements de citoyen, de militant et d’élu que je vous propose ma candidature au poste de « premier des Verts » pour ce nouveau rendez-vous des régionales de 2010.

Il est incontournable que nous fassions de ce nouveau sommet sur le Climat un levier de définition et de structuration de nos orientations politiques. Au cours de la campagne, nous devrons défendre et porter un projet ambitieux capable de présenter des alternatives à court, moyen et long terme. Parallèlement les conséquences immédiates des troubles économiques menacent de plus en plus de personnes du chômage, de la précarité et de l’exclusion. C’est aussi dans ce contexte d’injustice sociale que nous devons agir. Les régions auront à répondre de leur stratégie d’intervention sur la problématique climatique et de leur impact économique et social au travers de leurs politiques sectorielle et territoriale.

Scientifiques et experts sont formels : la courbe des émissions mondiales aujourd’hui est en augmentation. La tendance doit s’inverser et décroître à partir de 2015 si nous ne voulons pas dépasser deux degrés de réchauffement. Au-delà de ce seuil, nous serons dans l’incapacité de nous adapter et d’atténuer les effets dévastateurs des changements climatiques. Cette situation compromettrait profondément et durablement les équilibres planétaires.

Dans notre démarche, nous devons appréhender la crise climatique et la crise financière simultanément. Ces deux problèmes sont liés et appellent de véritables solutions dans une dynamique de gestion globale. Ces crises ne sont pas des manifestations récentes et nous savons tous qu’elles touchent et toucheront les peuples et les pays les plus démunis.

Agir, y compris au niveau régional, sur le climat aujourd’hui, c’est anticiper sur les crises économiques de demain. En Basse-Normandie, comme partout ailleurs, nous devons, dès 2010, nous engager dans un processus de conversion écologique de notre économie régionale en favorisant les circuits courts et l’emploi local.

Notre région n’est pas épargnée par la crise, nous vivons actuellement une situation quasi inédite principalement dans le secteur industriel. L’industrie automobile est violemment touchée, ce qui se traduit par une augmentation massive du nombre de demandeurs d’emploi et un recours au chômage partiel pour les salariés jamais égalé. Nous devons proposer des alternatives. Il existe de réels gisements d’emplois en matière d’économie et de maîtrise de l’énergie, de développement des renouvelables, de mobilité, d’agriculture mais également d’éco-industrie.

Par leur capacité à impulser des politiques publiques, les territoires ont un rôle majeur à jouer. Les collectivités territoriales ont, à leur niveau, les moyens d’agir en assumant leurs responsabilités en matière d’investissement dans le transport public, de soutien à l’agriculture biologique et paysanne, d’accompagnement des démarches d’éco-construction, de promotion et de développement des énergies renouvelables et plus particulièrement en matière de formation professionnelle pour le développement des compétences indispensables à ces métiers et ces nouvelles filières.

Nous pouvons, nous aussi, contribuer à inverser la tendance. Pour cela, nous devons mobiliser les territoires et leurs acteurs pour transformer notre société. Notre conception de l’efficacité, de la sobriété énergétique, de la solidarité et de la justice sociale doit se traduire en capacité à engager un plan de conversion écologique d’une économie à bout de souffle et dévastatrice pour la planète et ses espèces vivantes.

C’est je crois le nouveau défi que se doivent de relever les détenteurs de l’écologie politique que nous prétendons être. Nous sommes nous aussi en phase d’évolution de nos schémas de pensées. C’est un nouveau paradigme que nous devons nous approprier, « l’écologie politique » revisitée au prisme des enjeux du 21ème siècle. Nous ne sommes plus au stade du devoir d’alerte, dont nous nous sommes acquittés pendant des années mais bien au stade du vouloir, savoir, pouvoir agir.



Les combats que nous avons menés, sans jamais céder de terrain, aux projets petits bras à court terme, portés par des visions syncrétiques de la société, nos expériences positives de la gouvernance dans les exécutifs locaux et régionaux, quelques fois, dans le cadre de relations conflictuelles avec nos partenaires, et le succès d’Europe Ecologie aux dernières Européennes, nous invitent, certes avec modestie mais néanmoins conviction, à porter notre projet régional pour 2010.

Dans une dynamique de rassemblement de celles et ceux qui incarnent les pratiques de l’écologie, qu’elles soient militantes, syndicales, associatives, citoyennes ou électives, de celles et ceux avec qui nous partageons des luttes sociétales, nous sommes légitimes et crédibles pour nous imposer dans un espace politique qui, sans les écologistes, ne saurait être au rendez-vous de la révolution écologique dont notre société a cruellement besoin.

Aujourd’hui, Europe Ecologie dépasse les Verts. C’est avec la conviction qu’il nous appartient de bâtir non pas un « attelage de personnalités » mais un rassemblement durable des écologistes dans notre région, et ce autour d’un projet de transformation écologique et sociale, que nous serons à même d’ancrer profondément l’écologie politique dans le paysage politique bas-normand. Les échéances à venir constituent l’opportunité de relever ensemble ce nouveau défi.

C’est dans cette perspective que je propose ma candidature au poste de « premier des Verts » pour représenter notre mouvement au sein de l’équipe Europe Ecologie en Basse-Normandie.

Yannick SOUBIEN

Mon Curriculum

Mon engagement au sein du notre mouvement : • Militant depuis 1994 • Secrétaire régional des Verts de Basse-Normandie de 1999 à 2001

Mon expérience d’élu • Conseiller municipal de 1995 à 2001 • Maire de Taillebois depuis 2001 • Délégué communautaire de 1995 à 2008 • Vice–président de la CdC du bocage d’Athis depuis 2008 • Vice-président du Conseil Régional de Basse-Normandie depuis 2004

Allocution d'ouverture du 4ème congrès de l'ARF par son président, Alain Rousset

Discours d'Alain Rousset - 4ème Congrès de l'ARF
Vidéo envoyée par CongresARF

Le 4ème congrès de l'ARF (Association des régions de France) était réuni la semaine passée à Caen au Parc des expositions. Cette vidéo est le début d'une série qui me permettront ici de relater les deux jours débats centrés autour de la formation professionnelle et l'accès à l'emploi. Alain Rousset, dans son discours d'ouverture, dresse un réquisitoire à l'adresse du gouvernement sur la réforme des institutions et les menaces qui pèsent notamment sur les Régions.

Européennes 2009

Pour 2009 et les élections européennes, le rassemblement des écologistes, c'est ici. Dans ce cadre, je présente ma candidature au sein des Verts aux côtés de notre eurodéputée sortante, Hélène Flautre. Voici quelques extraits de ma déclaration de candidature.

Elu régional, je mesure chaque jour un peu plus l’importance d’inventer une relation forte entre les territoires et L’Europe : c’est une conception nouvelle de la démocratie qui doit selon moi peu à peu s’imposer pour sortir enfin des égoïsmes nationaux et du repli sur soi. Dans un monde frappé de plein fouet par de multiples crises (économiques, environnementales, sociales), force est de constater l’archaïsme des Etats-Nation.

J’ai en effet la conviction que nous ne penserons ni ne construirons le monde de demain en dehors de l’Europe. Avec l’élection de Barack Obama qui insuffle de nouveaux espoirs dans le monde entier, nous avons l’immense responsabilité de sortir l’Union européenne de la crise dans laquelle elle est entrée depuis le refus de Traité Constitutionnel Européen par la France et la Hollande puis du Traité de Lisbonne par l’Irlande.

Impossibilité de voir l’Europe comme un progrès dans sa vie quotidienne, relents d’égoïsmes nationaux, refus –légitime- de l’abandon de l’Europe aux marchés, nombreuses sont les raisons qui pourront expliquer ce phénomène. C’est partant de ces constats que nous devrons dans cette campagne montrer comment nous entendons ouvrir la voie à une véritable mutation de nos sociétés pour apporter des solutions concrètes à celles et ceux qui sont les premiers touchés par les crises sociales et environnementales et montrer pourquoi, ces solutions ne pourront être inventées qu’au travers de l’Europe.

Sortir de la panne institutionnelle et politique, c’est aussi s’autoriser à oeuvrer pour que nous puissions alors donner une suite ambitieuse au protocole de Kyoto, organiser au niveau le plus pertinent la sortie du nucléaire, statuer pour une politique agricole respectueuse de l’environnement, sortir de l’Europe « forteresse » et renforcer les solidarités nord-sud, et surtout bâtir de vraies stratégies pour la paix.

Dans la période et malgré une prise de conscience accrue de nos concitoyens sur le désastre environnemental, faut-il rappeler le paradoxe de l’extrême faiblesse des écologistes français ? C’est parce qu’il faut sortir de cette situation que j’ai apporté mon soutien à la dynamique de rassemblement des écologistes autour de Daniel Cohn Bendit.

Cette stratégie est d’abord une opportunité offerte aux écologistes français de trouver enfin un espace politique à la hauteur de notre diagnostic et des réponses que nous aurons à y apporter dans les prochaines décennies. Elle est une chance offerte aux Verts d’ouvrir portes et fenêtres pour bâtir avec celles et ceux qui font de l’écologie au quotidien une dynamique nouvelle qui n’aura de sens que si elle trouve une continuité au-delà des échéances de 2009.

Je crois enfin que cette échéance devra être l’occasion de valoriser le travail accompli depuis six ans par nos excellents eurodéputés qui ont sans relâche oeuvré pour faire vivre une parole écologiste à l’échelle européenne. Notre engagement dans cette campagne devra permettre de maintenir voire de renforcer le poids de l’écologie au ParlementEuropéen pour que tout le travail engagé depuis que nous avons des députés influence encore plus fortement les politiques de l’Union dans les prochaines décennies.

Grenelle de l’environnement : faible espoir, fortes craintes

Tribune parue dans Reflets, magazine du Conseil Régional de Basse-Normandie

Enfin autour d’une même table, Etat, collectivités locales, Associations et ONG, employeurs et salariés, débattent sur le diagnostic et les propositions portés par les écologistes depuis près de 30 ans. Il était temps qu’un gouvernement se décide à prendre en charge les questions liées à l’environnement restées trop longtemps sans réponse. Nous devons ici exprimer notre lourde déception quant au manque de clairvoyance de nos partenaires de la gauche qui, entre 1997 et 2002, n’ont pas su répondre aux attentes Verts en matière de débat public sur des questions d’une telle importance.

Mais pour un débat exemplaire, la bataille est loin d’être gagnée. Une fois de plus, nous sommes privés du débat essentiel sur les questions énergétiques : En refusant de revenir sur les décrets d’autorisation de la construction de l’EPR, Nicolas Sarkozy confirme le passage en force et précipite notre pays, sans organiser de débat démocratique, dans le renouvellement de son parc électronucléaire.

Les Régions refusent majoritairement les cultures OGM sur leur territoire. Alors que 8 français sur 10 demeurent opposés aux OGM, le gouvernement récuse la mise en place d’un moratoire sur les cultures transgéniques en plein champ et ce, en l’absence de tout cadre législatif. C’est ainsi que la publication des parcelles cultivées, à la veille du Grenelle de l’environnement, a révélé l’existence de près de 20000 hectares de cultures OGM réparties sur 14 régions différentes et destinées à la commercialisation.

L’annonce de la SNCF de fermer 262 gares de FRET est une véritable provocation à l’égard des Régions engagées depuis 2004 dans la redynamisation de l’offre ferroviaire. La suppression de ces plate-formes de chargement aura pour conséquence d’augmenter le trafic routier menaçant ainsi nos engagements en matières de réduction des émissions de CO2 responsables du changement climatique.

Représentées au sein du Grenelle de l’environnement, les Régions gouvernées par la gauche et les Verts sont fortement mobilisées sur ces questions. Au regard de l’urgence écologique, nous savons que la mise en place d’actions significatives passe une prise en main du Grenelle par les Régions. A cette fin, les élus Verts proposeront de saisir l’opportunité offerte par ce Grenelle pour organiser des rencontres régionales permettant aux territoires de contribuer, par leur action, à la résolution des crises climatique et écologique.

Les difficultés du milieu carcéral : un contexte qui nous concerne

Comment et pourquoi s'inpliquer ?

La Région mobilise des moyens financiers importants en matière de formation dans le cadre de son budget. La formation et l’emploi représentent 23 millions d’euros du budget global en 2007. La région depuis la loi du 13 août 2004 a la compétence pleine et entière en matière de formation professionnelle en direction des jeunes et des adultes en situation de recherche d’emploi.

Le milieu carcéral ne dépend pas des compétences des Régions, néanmoins compte tenu des difficultés d’intégrations évidentes et récurrentes rencontrées par une grande majorité de détenus lors de leur sortie, nous devons essayer d’améliorer cette situation et tenter de mettre en œuvre les conditions favorisant la réussite de parcours d’intégration sociale et professionnelle.

Les expériences conduites (dans le cadre de conventions avec le SPIP et des dispositifs APP, préqualification ?) jusqu’à aujourd’hui sont insuffisantes et ne présentent pas de résultats significatifs en matière d’accès à la qualification et à l’emploi.

C’est pourquoi, bien que conscients de notre insuffisante connaissance du milieu carcéral et des caractéristiques des publics, nous souhaitons mener des expériences favorisant la mise en projet individuel (projet d’intégration) à l’interne et organiser les conditions réelles d’accueil et de continuité à la sortie et ce dans le cadre de nos compétences.

Il s’agit ici de créer les conditions d’élaboration et de construction d’un partenariat interne comme externe. Nos capacités collectives d’agir dépendront de la qualité d’un partenariat volontariste et des engagements mutuels et réciproques de l’ensemble des acteurs.

Suite à nos visites sur le terrain et surtout aux diverses rencontres et échanges avec les acteurs internes, nous considérons qu’il est aujourd’hui envisageable de conduire quelques actions expérimentales (actions décrites ci-dessous). Chaque lieu a ses propres caractéristiques et notre diagnostic, aussi humble soit-il, nous conduit à faire des propositions concrètes d’actions à la fois communes mais également spécifiques au regard : des publics accueillis, des durées d’incarcération, de la nature des activités proposées mais également des lieux et des espaces qui structurellement ne présentent pas les mêmes possibilités.

La gaffe de Copé

Dominique Voynet : Journal de campagne, Présidentielles 2007

Jean-François Copé est irremplaçable. Sa dernière sortie, hier sur France Info, était une sorte de chef d'oeuvre ! Critiquant les propositions fiscales de François Hollande, il a eu ces mots pour défendre "les classes moyennes", qui gagnent selon lui, 4 000 Euros de salaire mensuel : "un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4 100 euros par mois. Un informaticien après 10 ans d’expérience, un conducteur de TGV en fin de carrière, un VRP, ça gagne aussi entre 4 000 et 4 200 euros par mois". Le standard de Radio France a été submergé d'appels de protestation. La SNCF, le syndicat enseignant FSU ont corrigé les chiffres avancés par le Ministre du Budget, visiblement fâché avec la réalité. Puisqu'à 13H, sans mollir, il en rajoutait dans le journal de France 2.

On conseillera à Jean-François Copé la lecture du dernier numéro d'Alternatives Economiques, qui fait utilement le point sur "qui est riche, qui est pauvre". On y apprend notamment qu'à partir de 3 400 euros de salaire net, on est juste au niveau des... 3 % les plus favorisés de la population. Assez loin de la "moyenne", donc.

Et ce sont les mêmes qui prétendent nous parler de "la France qui souffre"... Un chef d'oeuvre, cette gaffe. Et décidément un aveu de la fracture qui sépare la droite de ceux

Le salaire "moyen", c'est 1900 euros. Au-dessus, et même si on a l'impression de ne pas vraiment pouvoir faire de folies, on est… privilégié ? D'une certaine façon oui… Le salaire "médian", lui, est de 1500 euros par mois. Ce qui veut dire que la moitié des salariés gagnent moins que ça. Et même beaucoup moins que ça pour certains, qui sont des millions ! De fait, nous les "riches", c'est nous tous. Agaçant, hein ?

Je vous invite à lire "Comment les riches détruisent la planète" de Hervé Kempf aux éditions Seuil. Ca donne une idée des bouleversements qui sont nécessaires pour sauvegarder sinon la planète (qui nous survivra) du moins les conditions d'une vie digne pour les êtres humains. Bonne journée à tous.

Dominique Voynet

C’est aujourd’hui qu’il nous faut penser 2025.

Construire son SLADT (Schéma Local d'Aménagement et de développement de Territoire)

Dans le cadre de sa responsabilité concernant l’élaboration de son Schéma Régional d’Aménagement et de Développement du Territoire (SRADT) le Conseil Régional à solliciter les collectivités locales afin qu'elles fassent remonter les projets quelles imaginent possibles dans les 20 ans à venir. C’est dans cette perspective qu’en mars 2006, nous avons décidé d’élaborer notre propre Schéma Local d’Aménagement et de Développement du Territoire. J’ai proposé au président de la CDC du Bocage d’Athis d’engager une démarche de consultation et de co-construction avec les acteurs de notre territoire. Nous avons également décidé d’élargir notre démarche à d’autres Communautés.

Devant l’importance des enjeux pour les territoires ruraux, les communautés de communes du Pays de Briouze, du Val d’Orne et du Bocage d’Athis ont jugé indispensable de donner la parole aux élus et aux acteurs locaux afin que chacun puisse contribuer à nourrir la réflexion du projet régional. Ces trois collectivités locales ont mis en place une démarche conjointe de réflexion approfondie et participative, afin d’être force de propositions d’orientations et d’actions de développement dans le cadre de la démarche régionale. Elles ont organisé des débats thématiques avec les acteurs locaux pour contribuer à la construction d’une stratégie sur les bases d’une vision collective et partagée. Trois réunions territoriales ont été organisées en mars 2006 sur les thématiques jugées prioritaires et caractéristiques de leur contexte : Putanges-Pont-Ecrepin le 6 mars, Briouze le 9 mars, Athis-de-l’Orne le 13 mars. Elles ont été le lieu d’échanges riches et constructifs entre les élus des trois communautés de communes et les acteurs représentant les structures suivantes :

Aînés ruraux, ASSAD, Centre Permanent d’Initiation à l’Environnement des Collines Normandes, Agence de Développement IL, SAGE Orne moyenne, Associations Val d’Orne Environnement, Fédération Départementale des CUMA, Association Savoir Faire et Découverte, Association des 7 Vents du Cotentin, INNOVENT, Société Collective d’Intérêt Coopératif, ADMR, Collège du Houlme, MSA, CLSH, CEL, Caisse d’Allocations Familiales secteur du Pays du Bocage, OCB Omnisports Briouze, Compagnie Théâtrale de la Boderie, Familles Rurales de l’Orne, MFR Pointel, Ecole de musique de Briouze, Espace culturel du Houlme.

Le fruit de ce travail a été porté à la connaissance du Pays du Bocage et du Conseil Régional de Basse Normandie dans l’objectif de contribuer à un diagnostic global permettant de concevoir un projet de territoire régional équilibré, intégrant pleinement les spécificités de la ruralité. Le document final est à votre disposition si vous le souhaitez.

Quatre thèmes majeurs ont fait l’objet d’une réflexion et d’une formalisation d’actions : 1. Développer, maîtriser et économiser l’énergie. 2. Maintenir et développer la qualité de vie. 3. Développer une politique de l’habitat intégrant les contraintes du développement durable et favoriser l’accueil de nouveaux habitants et de nouveaux acteurs. 4. Développer l’économie et dynamiser l’emploi.

Basse-Normandie : Les nouveaux élus

"La voix est libre" - France 3 Normandie - Samedi 7 décembre - 11h30

Je serai, samedi matin l'invité de l'émission de France 3 Normandie "La voix est libre" pour débattre autour des nouveaux élus en Basse-Normandie.

A quelques mois de l'élection présidentielle, "La voix est libre" donne la parole aux nouveaux élus. Ils sont jeunes, pour la plupart, âgés de 20 à 40 ans, et ont de la chose politique une vision différente, souvent plus pratique et proche du citoyen que leurs aînés. La présidentielle, et les législatives qui suivront en juin, leur donneront l'opportunité d'apporter leur contribution au débat public.

Les invités:

  • Rodolphe Thomas, député-maire UDF d'Hérouville-Saint-Clair (Calvados)
  • Yannick Soubien, vice-président du Conseil Régional (les Verts)
  • Alexandre Debray, animateur fédéral du Calvados du Mouvement des Jeunes Socialistes
  • Morgan TAILLEBOSQ, responsable des Jeunes Populaires UMP du Calvados

Engager une politique d'accueil et d'installation en Basse-Normandie

En 2006, suite aux réflexions concernant le Shéma Régional d'Aménagement et de développement du territoire (SRADT) et à notre participation à l'Université européenne sur l'accueil des nouvelles popoulation la Région Basse-Normandie a décidé d'engager une politique d'accueil et d'installation en milieu rural rejoignant ainsi le Limousin et l'Auvergne.

Mercredi 15 novembre, je représentais la Région avec les services d'aménagement du territoire lors d'une réunion avec le collectif national ville-campagne représenté par Jean-Yves Pineau directeur du collectif et Frédéric Cardon Dubois secrétaire général du collectif. L'objectif de cette réunion de travail a consisté à définir nos projets en matière de politique d'accueil et poser les bases d'une convention de partenariat avec le collectif.

Notre but est d'entrer dans la dynamique nationale initialisée par le Limousin et bénéficier de l'expertise du collectif pour définir et préparer notre participation éventuelle à "projets en campagne" (PEC) qui se déroulera au printemps 2007. Il s’agira d'un un futur proche également de réfléchir à concevoir un évènement en Basse-Normandie afin de contribuer à la mise en œuvre d’une politique d’accueil conforme à nos engagements et à notre stratégie. Les premières pistes de réflexions que j’ai mené avec les deux vice-présendents J.K. Deschamp et P. Mouraret nous conduisent vers l’organisation des premières rencontres nationales des agents de développement. Suite à cette réunion de travail, il est claire que le Conseil Régional doit dès 2007 mettre en place au sein du service de l'aménagement du territoire des moyens humains (un poste) pour rendre notre politique lisible et opérationnelle. Notre intention n'étant pas de faire de notre politique d'accueil du marketing politique mais bien une démarche pertinente et dynamique d'aménagement du territoire en partenariat avec ceux-ci.

Former et éduquer à l’éco-citoyenneté

La Basse-Normandie s’engage offensivement dans ces compétences à appliquer les principes du développement durable au travers de son agenda 21. Au-delà du concept, du schéma de pensée, que certains qualifient d’utopique, il faut désormais « penser » et « passer » à l’action.

Agir en citoyen responsable, tel est l’enjeu de ce XXIe siècle. Le développement durable ne se cantonne pas aux seuls spécialistes, il nous concerne quotidiennement, toutes et tous. Le développement durable, c’est intégrer et conjuguer des préoccupations environnementales, économiques et sociales dans tous les actes de la vie humaine, du geste individuel quotidien à la décision internationale. C’est agir dés maintenant et pour longtemps, c’est privilégier une vision globale pour mieux comprendre les conséquences de nos actes et nos comportements.

Il nous faut conduire une politique ambitieuse et exemplaire en matière de développement durable afin d’accompagner tous les bas-normands à faire des choix dans leur vie de tous les jours qui contribueront à améliorer réellement et durablement la situations: en se déplaçant à pied ou à bicyclette, en utilisant des transports collectifs, en évitant les pesticides dans les activités de jardinage, en économisant l’eau et l’électricité, en privilégiant les énergies renouvelables et l’éco-construction dans la réhabilitation d’un logement, en choisissant une voiture moins polluante, en consommant des produits plus respectueux de l’environnement, en contournant le commerce qui exploite les pays les plus pauvres, en changeant de comportement dans son activité professionnelle, en participant à la vie sociale et à des démarches de solidarité vis-à-vis des populations fragilisées, dans son environnement immédiat ou dans les pays en voie de développement.

Une véritable prise de conscience des risques concernant la préservation de l’écosystème et les inégalités économiques et sociales doit avoir lieu avant qu’il ne soit trop tard. C’est dans cet esprit que nous engageons la démarche d’éducation à l’éco-citoyenneté dans le champ de la formation professionnelle, en conformité avec le cadre plus général de notre Agenda 21.

La démarche que j'ai impulsé avec la participation d'organismes de formation en charge d'actions conventionnées par le Conseil Régional à débuté en 2005 et finira en 2009.

Nucléaire : le modèle normand peut faire école.

Cet article a été publié en mai 2006 sur le blog de la rédaction de Ouest France par didier PILLET directeur de l'information

Alors que le pétrole devient rare et que son prix flambe, le nucléaire devrait être l’un des grands sujets de débat de la présidentielle. Il faut sortir du nucléaire plaident les uns, tandis que de plus en plus de voix s’élèvent en faveur d’un nouveau plan de construction de réacteurs et de centrales pour faire face à la pénurie. Des positions apparemment inconciliables que les Bas-Normands ont pourtant réussi à conjuguer. Dans cette région très nucléaire, avec les deux usines de La Hague (retraitement des déchets) et de Flamanville (production d’électricité), la gauche aux affaires au conseil régional vit ses différences d’approche de la question énergétique dans la sérénité. Et va de l’avant. Un véritable modèle pour les stratèges de la campagne électorale qui ne veulent pas que le nucléaire devienne pomme de discorde.

À ma gauche, le socialiste Philippe Duron. En sa qualité de président de la région de Basse-Normandie, il peut diffcilement s'élever contre le nucléaire. Avec ses deux usines manchoises, bientôt le réacteur EPR de la nouvelle génération qui sera implanté à Flamanville, des labos de recherche associés et une nuée de sous-traitants le secteur pèse plusieurs milliers d’emplois et constitue une manne pour l'initiative publique. Pourtant, Laurent Fabius, le chef de file du courant dont Philippe Duron est le porte-parole dans la région, réclame que le PS fasse son agiornamento sur le nucléaire et dit clairement non à l'EPR. À ma droite, Yannick Soubien, vice-président de la région Basse-Normandie et leader des Verts, autant qu’il puisse en exister dans le parti écolo. Il est très engagé dans le mouvement " Sortir du nucléaire " et exprime régulièrement son opposition à cette énergie. Et pourtant il travaille sans ciller à la Région aux côtés de Philippe Duron.

Comment ces deux responsables politiques aux options si éloignées, font-ils pour cohabiter au sein de la même équipe dirigeante, sans se déchirer ? "On sait ce qui nous réunit et nous sommes capables de parler de nos différences, répond Soubien. Duron écoute et il ne me met pas mal à l’aise. Le désaccord sur le nucléaire entre le PS et les Verts est historique, c’est une des raisons pour lesquelles les Verts font cavalier seul au premier tour. Mais il faut travailler ensemble et ce qui nous réunit est plus important que ce qui nous divise. "

Ainsi, quand la droite bas-normande a réclamé au conseil régional un vote en faveur de l’EPR, Philippe Duron a dit non ….à l’ouverture du capital d’EDF. Les Verts ont applaudi. A l’heure de passer au décompte des voix, ils n’ont pas claqué la porte mais ont contenu leur objection dans un simple refus de vote. La grande manifestation antinucléaire, qui a rassemblé autour de 20 000 personnes à Cherbourg durant le week-end de Pâques, aurait pu être ravageuse pour les deux alliés. Mais Philippe Duron, au lieu de mettre en avant son soutien au nucléaire et à l’EPR, a réclamé haut et fort " plus de moyens pour les énergies renouvelables ".

À la grande satisfaction de Yannick Soubien, qui ne cesse de répéter : " Les énergies renouvelables, si on mettait le paquet dans le Grand Ouest, avec un plan d’investissement de 3 milliards d’euros, ce serait deux fois plus de puissance énergétique et deux fois plus d’emplois ! Nous sommes conscients de ce qu’apporte le nucléiare aujourd’hui, c’est pourquoi nous ne brandissons pas l’étendard de la peur et que nous réclamons une sortie progressive. Mais une sortie tout de même car la mono industrie nucléaire non seulement constitue un risque pour les générations futures mais elle empêche de développer les autres énergies."

Philippe Duron estime pour sa part qu’il est possible de développer les énergies renouvelables sans pour autant prôner l’abandon du nucléaire. Alors, il soutient la demande d’investissements de son vice-président Vert.

A dix mille années lumière des radicalismes, la terre de modération qu’est la Normandie trouve ainsi, jour après jour, des raisons de conjuguer des positions antagonistes qu’en d’autres lieux on ne serait pas loin de juger inconciliables. Les directions nationales du PS comme des Verts auront intérêt à faire un crochet par la Basse-Normandie au moment de boucler les programmes de la présidentielle et des législatives. Il y a à son conseil régional un véritable savoir faire pour transformer les différences en consensus pour l'action.

Soutien au jeûneurs en lutte contre la Politique Agricole Commune...

 

Meilleurs voeux 2007 à toutes et à tous

"Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse." Albert Camus

Ne pas défaire le monde doit être notre volonté et notre unique priorité à tous au nom du respect des générations futures et afin de préserver notre unique planète. C'est aujourdh'hui et c'est nous qui devons décider de l’avenir. Le chantier est immense, nous avons besoin de toutes et de tous pour peut-être réussir. Bonne et heureuse Année 2007